Pourquoi vous devez forcément retoucher vos photos de voyage

retouche_image

Oui, vous avez bien lu, c’est bien un ordre que je vous donne ! Mais rassurez vous, je vais aussi vous expliquer pourquoi et comment retravailler vos photos de voyage. J’utilise volontairement le terme « retravailler » et non pas « retoucher » car ce dernier est entaché d’une mauvaise image, comme si retoucher c’était le mal absolu !

Alors certes, « retoucher, c’est tricher ». Mais pas dans le sens où on l’entend, c’est à dire manipuler ou falsifier. Retravailler une photo, c’est l’ouvrir dans un logiciel de postproduction et la rendre meilleure, ou lui apporter des modifications dans un but précis. Cela peut être par exemple un passage en noir et blanc, ou tout simplement un recadrage pour ne plus faire apparaître cette moitié de touriste qui gâche notre superbe photo devant un coucher de soleil, ou enlever cet oiseau qui fait un peu « tâche » sur l’image.

« Je n’aime pas retoucher mes photos », « ça dénature les images », « c’est trop compliqué ». Nombreuses sont les excuses pour ne pas se mettre à Lightroom, Gimp ou Photoshop. Et pourtant, je vais vous donner un argument pour achever de vous convaincre que c’est un passage obligatoire dans la photo de voyage, même si ce n’est « que » pour garder des souvenirs de vos vacances.

Il faut savoir que lorsque vous réalisez une photo avec n’importe quel appareil que ce soit, ce dernier ne vas pas imprimer sur son capteur le rendu fidèle de la scène photographiée. Peut importe la qualité de votre matériel, que ce soit fait avec un petit compact ou un réflex à 5000 euros, il y a des imperfections que vous ne serez en mesure de corriger uniquement derrière un écran d’ordinateur. Par exemple, le rendu de vos photos peut parfois vous sembler un peu terne et sans contraste au niveau des couleurs. C’est tout à fait normal, et quasiment personne ne le sait !

Capture d’écran 2015-01-19 à 16.00.45

En fait, les photos numériques ont toutes une sorte de « voile » gris lorsqu’elles sont réalisées. Ce voile peut être supprimé en affaiblissant les tonalités claires et en renforçant les tonalités sombres, en d’autres termes, en augmentant le contraste de l’image. De cette façon, vous allez avoir un rendu plus naturel, des couleurs plus vives et plus belles et donc un souvenir plus pertinent de vos vacances !

A noter que lorsque vous « shootez » en JPEG, votre appareil photo compresse l’image qui est réalisée. Une fois sur l’ordinateur, il va vous manquer des « morceaux » de l’image. Si vous shootez en RAW, le fichier correspondant à la photo ne sera pas compressé. Il va donc être lourd (dans les 20-30 mégas la photo !), ralentir votre mode rafale, mais il contiendra tous les pixels brut de votre images. Il s’agit alors d’une sorte de « négatif » numérique, qu’il vous faut « développer » sur un logiciel adéquat (je vous conseille Lightroom, mais il est tout à fait possible de réaliser les mêmes « retouches » sur des logiciels gratuits. Gimp, en revanche, ne prend pas en compte les fichiers RAW).

Les étapes incontournables de postproduction

Une fois que vos images sont ouvertes dans le logiciel de postproduction, il y a quelques étapes à suivre pour les rendre encore plus belles. Tout d’abord, utilisez l’outil de recadrage, ne serait ce que pour vérifier que votre photo est bien droite. Il n’y a rien de pire qu’une photo sur laquelle votre ligne d’horizon est penchée, c’est l’erreur de débutant numéro une !

Ensuite, prenez l’habitude de resserrer le cadre autour de votre sujet principal. C’est bien le ciel bleu, mais que s’il a un intérêt. En recadrant, même très légèrement, vous allez plus facilement guider l’œil du spectateur sur ce qu’il faut absolument voir dans votre image.

Corriger l’exposition si c’est nécessaire. Si votre image est trop sombre, augmenter l’exposition afin de la rendre plus claire, donc plus lisible, donc plus belle. Inversement, si cette dernière est trop « blanche », il vous est possible (dans une moindre mesure cette fois) de corriger l’exposition.

Augmenter le détail en jouant avec le curseur de la netteté. Au diable Leica et son piqué de fou ! Avec Photoshop ou Lightroom, vous serez en mesure d’accentuer la netteté de vos images afin de mieux faire ressortir les détails de votre photo. Une photo bien nette fera toujours l’unanimité parmi vos proches et vos spectateurs.

Ajouter encore plus de couleur… mais pas trop non plus ! En postproduction, vous avez la possibilité de jouer avec le curseur de la saturation des couleurs. En l’actionnant, vous pouvez faire en sorte que les couleurs soient plus présentes dans l’image, et inversement. Si vous êtes en RAW, vous verrez vraiment la différence de marge de manœuvre, en agissant sur chacune des couleurs une par une !

Enfin, vous pouvez aussi vigneter votre image, c’est à dire y appliquer une sorte de contour noir (ou blanc) qui fera comme une visée dans une longue vue et qui permettra de recentrer le regard sur le milieu de l’image.

Et voilà ! En quelques minutes, vous avez amélioré de façon significative vos photos de voyage et vous êtes prêts pour imprimer ou tout simplement les partager sur les réseaux sociaux.

 

3 Responses
  1. Merci Fred pour tous ces conseils…
    Par contre, je voudrai savoir suite au post traitement de l’image, quel est le format adéquat (taille et résolution) pour les photos destinées à la création d’un livre.

    Merci par avance

    JC

  2. Dommage qu’on ne puisse créer de livre photo depuis lightroom à l’instar de Blurb…

    Pour quand ?

    1. Bonjour,

      Cette fonctionnalité n’est pas prévue sur Photobox, mais néanmoins merci de votre commentaire. Nous utilisons Aviary pour modifier les photos directement dans notre studio photo, pour simplifier au maximum le parcours utilisateur. Une très bonne année 2017. Raphaëlle, de Photobox

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *